Une crise économique qui aggrave les déficits sociaux

  • Partager cette information :
    Facebook Twitter Envoyer à un ami
  • Taille du texte   
    Zoom - Zoom +
  • Imprimer

Le COR, dans son rapport d’avril 2010, confirme que la crise économique est responsable de l’aggravation des déficits des systèmes sociaux.

Si rien n’est fait, les effets de cette crise vont se faire sentir une bonne partie de la décennie, surtout parce que le chômage se réduira beaucoup plus lentement qu’il n’a grimpé en flèche, et ainsi les cotisations retraites seront donc durablement moins importantes.

Cela doit amener les gouvernements à prendre plusieurs mesures :

- d’une part mettre en place une série de mesures pour que plus jamais nous ne connaissions une crise financière de cette ampleur. La cause de cette crise est connue : la dérégulation sans limite des marchés financiers, devenus tout-puissants. C’est ce qui conduit l’économie mondiale au bord du gouffre. Pour éviter une nouvelle crise de cette ampleur, il est nécessaire de remettre ces marchés à leur place, celle de financer l’économie et non d’imposer à la société la loi du profit à court terme. Et les remèdes sont connus : mise en place d’une taxation sur les transactions financières, mise sous contrôle démocratique du secteur bancaire, interdiction des paradis fiscaux et des instruments spéculatifs les plus nocifs.

- D’autre part financer une sortie de crise la plus rapide possible pour résorber le chômage. Le secteur bancaire et les catégories de la population les plus riches ont profité de la dérégulation financière, responsable de la crise. Il serait donc logique qu’ils contribuent à sortir l’économie mondiale de l’impasse, afin d’épargner des populations déjà précarisées par 30 années de domination des marchés financiers. Ainsi une taxation des transactions financières à l’échelle mondiale pourrait dégager plusieurs centaines de milliards qui servirait à créer des emplois par une reconversion écologique de la société et à la lutte contre la pauvreté dans le monde. Rien qu’en France, revenir sur les abattements d’impôts ayant profité au ménages les plus riches ces 10 dernières années permettrait de dégager 30 milliards d’euros. Au Etats-Unis, les 1% des ménages les plus riches ayant accaparé 60 % de la croissance qu’a connu ce pays depuis 30 ans, il serait indolore de leur demander une contribution conséquente.

Lire aussi :


- Un vieillissement de la population bien moindre que ces dernières décennies
- Une augmentation de la richesse produite allouée aux actionnaires