Il est possible de maintenir le niveau des pensions sans allonger la durée de cotisations, affirment Jean-Marie Harribey, Pierre Khalfa, Christiane Marty (Attac), et Marc Mangenot, Caroline Mécary et Stéphanie Treillet (Fondation Copernic). Explications.
C’est entendu, la réforme des retraites ne peut plus attendre. Nous sommes au bord de la catastrophe et « à problème démographique, il faut une solution démographique », nous serine le gouvernement. Il veut imposer un nouvel allongement de la durée de cotisation et un report de l’âge légal de la retraite après 60 ans, ce qui entraînera par ailleurs un report parallèle de l’âge, actuellement fixé à 65 ans, où un salarié peut liquider sa retraite sans décote. Pourtant, aucun nouveau « rendez-vous » sur les retraites n’était prévu en 2010. Celui de 2008 avait vu, sans aucun débat, la confirmation de l’allongement de la durée de cotisation qui passera à 41,5 annuités en 2020 et la prochaine échéance était fixée en 2012. Pourquoi donc tant de précipitation, alors même que ce qui est censé la justifier, la démographie, n’a pas évolué en deux ans ?